Mon parcours
J’essaie de faire transparaitre la fragilité, tant par les sujets que par les matériaux que j’utilise
J’ai commencé ce travail dans une maison baignée de la lumière tamisée d’un ciel souvent gris, une maison ouverte sur la nature, un endroit ou j’arrivais sans aucun repère ou j’ai du apprivoiser le temps, un rythme différent, une vacuité. Les ombres et les nuances avaient du sens.
Un espace de création, de découverte, de solitude. J’ai travaillé le temps et la nature dans un mode contemplatif.
Le respect des ressources et de notre environnement était déjà un de mes sujets professionnel, en tant que responsable de développement durable dans l’industrie. La prise en conscience de la rareté de certaines matières pensées abondantes, comme le sable, sur lequel je tente d’agir. Cela a renforcé mon amour du vivant, des arbres, des paysages, des végétaux. Est-ce une tentative de les capter avant leur déclin ? un hommage à leur existence tellement vitale pour nous être humain ? Les représenter différemment pour qu’ils aient une présence différente, qu’elle soit conscientisée. La nature est à la fois tellement puissante et fragile.
Comment traduire ces impressions de façon légère, peu impactante, avec de la récupération, cadres, toiles, papiers, matières naturelles… C’est la recherche de la mise en œuvre de ces matériaux, des possibilités offertes par ces matières que l’on étend, déforment, marient, tout en en prenant soin car elles gardent leur fragilité. Triturer, explorer, se laisser surprendre, faire avec l’inattendu.